Entouré des débris de tout ce qu’on a perdu, on reçoit comme une mer le courant animé des couleurs et des voix, des histoires, des romans, des musiques, des lumières, des couleurs, des espaces, des lendemains, des fins et des débuts, et de la suite ensuite. Et tout s’imbrique merveilleusement, parce que contrairement à la vie, quelqu’un l’a prévu, qu’au début ça commence, qu’à la fin ça finit, toujours au bon moment, quand tout a pu se résoudre, se comprendre, se dire, se faire, et que la barque des jours suivants peut s’avancer doucement sur le courant des choses, on peut la laisser s’en aller.

Journées harmonieuses et splendides est à la fois la narration personnelle, d’une part, de comment et pourquoi un certain individu a pu trouver dans un certain type d’objets filmiques matière à guérison et à bonheur dans une époque où la vie était dans une sorte de convalescence, d’autre part un essai sur les objets filmiques en question, à savoir les séries d’animation japonaise, et enfin, dans une seconde partie du livre, la présentation au lecteur d’un peu plus d’une soixantaine de séries dont il a semblé à l’auteur qu’elles se donnaient comme de merveilleuses passeuses de lumière dans l’approche de la vie humaine, des réalités de l’existence, et des histoires que l’on peut, pour les éclairer, raconter à l’aide de dessins qui bougent, de personnages qui s’y incarnent, de voix, de paroles, de temporalités et d’épisodes qui se suivent.

2018, 158 pages

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Des ombres côtoient des futurs, et toujours des bus passent, et toujours ils prennent ou posent des filles, tandis que d’autres bus attendent sur le parking, alignés au central de la société de transports, et varie discrètement la couleur des maisons, et la météo, et le temps qu’il fait dans nos cœurs, tandis que nous rentrons de la piscine ou que notre parent vient de mourir.

La Coexistence est le titre d’un livre, parce qu’il a semblé à son auteur que c’était le titre de la vie humaine.

Le livre, écrit et modelé au long de dix années, se veut la forme globale et transmissible à l’autre, dans le désir un peu fou de lui être bénéfique, de notes sur la vie au sein de la rupture d’amour, et le sens qu’on y lit à la vie telle que l’amour peut nous l’apprendre, ou à l’amour, tel que la vie peut nous l’apprendre, de notes de voyage, de chemins de montagne, de personnes, de cygnes, de sensations et d’éphémères (du Japon, d’Islande, d’Allemagne de l’est, d’étés…), de textes à caractère philosophique et politique autour de la question du sens et de la situation de l’humain comme être, comme chemin, comme monde (en s’appuyant sur Peter Sloterdijk, Martin Heidegger, Nietzsche, Guy Debord…), ou cinématographique, artistique, musical (avec William Turner, Pierre-Auguste Renoir, Yasujirô Ozu, Kijû Yoshida, Jean-Sébastien Bach…), toutes ces formes et d’autres encore apparemment disparates et fragmentaires visant en réalité à se lier toutes ensemble le plus harmonieusement possible en situant l’être et la vie dans un monde, dans un avec l’autre, en affirmant la primauté de l’idée qu’être et vivre — et au-delà, peut-être, être heureux et vivre heureux — se situent toujours au sein d’une relation à quelque chose d’autre et quelqu’un d’autre : dans l’amour ou la perte d’amour, l’autour et la rencontre, la relation sociale et l’exploitation, dans le monde vivant, en soi-même…

Au-delà d’une quête de la vérité comme terrain multiple dont l’infinité d’angles irréguliers et inconciliables se résout peut-être, comme les champs de lave islandais, en une harmonie supérieure, l’enjeu de La Coexistence est le tâtonnement ou la mise à jour d’un chemin, ou de la possibilité d’un chemin, vers son propre désir, et vers sa propre vérité, au sein d’une relation à l’autre, et plus largement à l’altérité, avec pour horizon le bonheur au sein de la vie.

2016, 740 pages, 15,20 €

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