ODE


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Résumé de l’ode :

Tandis qu’à la fenêtre le soleil veille sur les postiers
Et que la pluie n’est plus qu’un souvenir amer
Une offre de bonheur se dépose à tes pieds

Donne-moi ton feu vert beau conquérant des mers
Et reçois désormais délivrés intégraux
Par mail mes prochains posts joyeux et littéraires
Égayant l’existence où tu as le cœur gros
C’est sympa tu verras crois-en les peupliers
Caressés par le vent dans les nuits de galère


Call To Action :

L’été c’est mon blog et si tu t’inscris
Tu reçois les posts par mail mon ami-e
Pile à la seconde où ils sont sortis

Mais aussi privilège en ce monde agressif
À toi les contenus exclusifs
Les autres pourront se couper les tifs

Ne sors pas ta CB darling
C’est gratuit comme un rêve en string
Je suis riche de ça mais ça
Ne s’achète pas souviens-toi


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Petite révérence :

Ode en partie promotionnelle
Et en partie simplement belle
Comme un oiseau sur une ombrelle

Suivant sortant de sous son aile
Ensemble liées comme des perles
Des poésies en ribambelles

 

Ode :

Mon cher ami ma chère amie
C’est Jérémie
Si je t’adresse ce poème
C’est pour te dire que je t’aime

Mais pas seulement, je fais un blog
Dorénavant
J’y passerai un peu de temps
Buvant du grog

Des poèmes on en verra moult
À lire au café à la pause
Mais rien d’occoulte
Ni de morose
Et rien sur le maréchal Soult

En vers en prose
La météo et les terriens
Des abribus et des sauriens
Le temps qu’il fait parmi les choses
Ou des reflets de temps anciens
En brindilles qui se déposent
Sur tout et rien
Crois-m’en ami rien ne s’oppose
On n’a maltraité aucun chien

On y causera de présent
De jours à venir en Corrèze
De restes d’étoiles explosant
Parfois de langue japonaise
Peut-être pas de parmesan
Qu’à Dieu ne plaise
À moins que ce ne soit plaisant
Mets-toi à l’aise

S’il te plaît de le lire ma belle
C’est fort aisé
Réponds simplement à ce mail
Au lieu d’aller sitôt baiser

(Mais tu peux y aller juste après
À Venise ou dans les cyprès
Dans l’Ain si tu veux tout miser
Au Sénat si rien ne t’effraie
Parmi des immeubles rasés
Ou quoiqu’il y fasse un peu frais
Sur Pluton si tu es blasée
Parfois le bonheur est si près)

Je me charge de la magie
Des internets
J’inscris ton nom sur mes tablettes
Je dirai rien à la PJ
Tu n’as à craindre nulle enquête

Et je t'envoie un lien exprès
Juste à cliquer
Pour confirmer
La chose est faite
Le tour est joué

Dès lors tu recevras bientôt
À l’instant qu’ils sont publiés
Selon un charme automatique
Tous mes chefs-d’œuvre par courrier
Électronique

Dans le corps du mail
Comme c’est pratique
Mon Henri Beyle
Avoue ça nique


Si tu le préfères amigo
Tu peux le faire à ta façon
Nul besoin de prendre un cargo
Pour Alençon

Rends-toi ici fringant corsaire
Et de ton plus bel azerty
Dis je m’inscris au secrétaire
Et c’est parti

C’est une très simple interface
Ça prend plus ou moins cinq secondes
Tu n’as pas besoin de mot de passe
La terre est ronde
Les malheurs passent

Je l’ai testé y a zéro spam
N’aie nulle angoisse
C’est bon pour les hommes et les femmes
Et ça délasse


Tu m’agréerais de ta précieuse
Curiosité
Camarade aux yeux vert chartreuse
Ou noir fumée
Le monde est trop plein d’agrafeuses
Allons aimer

Mangeons comme des amoureuses
Poulet sauté
Et nourritures délicieuses
Soyons gâtés
Ne buvons pas l’eau de la Meuse
Allons chanter

Ami des jours et des vallées
Où coulent comme des rivières
Poissons de temps bêtes ailées
Rayons de lune qui dévièrent

Il n’est nul besoin de parler
Les écuyers et écuyères
De la rosée viennent perler
Aux brins d’herbe de la clairière

Chevaliers et chevaleresses
Hâtons-nous de nous en aller
Des ravins où l’ombre nous tresse
Morts et emmerdes en colliers

Allons attraper la crémière
Je te laisserai le crémier
À nous la fin des jours de pierre
Nous n’irons plus jamais à pied

Camarade aux voies sinueuses
Viens t’abriter
Moi ce que je veux c’est que tu sois heureuse
Riante athée

Dansant parmi les épineuses
Enfant du jour et du bousin
Au bois du temps
Vie capricieuse
Bientôt il n’y en aura plus un

Miracle hardcore et épatant
Existence amère et radieuse
Vie mouchetée
De nébuleuses
Au fait le blog s’appelle L’été


PS si tu as des amis
Étudiants ou personnes âgées
Qu’ils s’appellent Arthur ou Romy
Qui apprécieraient l’entreprise
N’attends pas que la vie soit grise
N'hésite pas à partager


Le prochain post ça sera L’ÉPOPÉE APHRODITE


Oui c’est un titre à majuscules - Car devant rien je ne recule - Aucun embrun ne me bouscule

Tu verras ça la semaine prochaine
C’est pour les abonnés marraine
Les autres mettront des mitaines


Pour l’heure
Teaser

Aphrodite est aimée de la Saxe à l’Essex
Déité d’amour et de sexe
Que rien n’arrête et rien ne vexe

C’est un joyeux poème aussi
Si tu veux le lire dis-le vite
Réponds-moi oui ou clique ici
M’écris pas à Maisons-Laffitte
Pourquoi voudrais-tu que j’y fusse
J’eusse assurément vu les sculptures que vous fîtes
Amis sculpteurs, reines de Prusse
Mais j’aime mieux tu sais barbouiller au graphite
Des poésies en vers ou des fleurs de lotus
Et regarder autour les humains qui s’agitent
Quitte à les saluer en ôtant mon gibus

Eussé-je visité le site
Traînant content mes habitus
Aux antiques allées confites
J’eusse admiré les hibiscus
Et défié céleste alpiniste
Des avenues Henri Barbusse
Mais ami des départs aux lointaines visites
L’angoisse des retours emplirait mon plexus
Retrouvant à nouveau cet univers en kit
D’où le bonheur a fui comme un cirrostratus
Rêve écorché, bourreau des mythes
Inhabitable prospectus

Et pleurant l’absente Aphrodite
Je crie le bonheur j’en veux plus


Et doncques j’ai nommé la poésie susdite
Du nom de la déesse à la peau de prépuce
Mais n’en conçois veux-tu nul dégoûtant croquis
Rassure la vertu qui je le sais t’habite
Il n’est rien que j’aurais tant voulu que tu susses
Si je mourais de mort subite
Le chant est innocent comme un petit cookie

Quoique louant l’amour et celle qui invite
Dans le noir de la nuit adorable maquis
Les cœurs à se mêler dans de beaux processus
Et les pleurs à tomber quand l’aube prend la suite
Ce chant-là sur la chair ne fait aucun focus

Il n’y est pas mention de ce mot qu’on évite
Dans les lieux d’élégance où le champagne exquis
Sur le piano à queue se sert et se débite
Nectar soyeux qu’on verse et entremets en sus

Auprès des canapés les alanguis palpitent
On s’appelle confrère on se prétend marquis
L’épouse est au vestiaire et le serveur c’est Bruce
Prononcez : Brusse
On partira tantôt sacrifier à des rites
Que l’héritage oral dit rites de Vénus
Secrets et clandestins entre seuls acolytes
Réservés aux instruits loin du barbare gugus
Et sur lesquels hélas oublie-moi Marguerite
Je n’ai donc rien à dire sorry pour le hiatus
Cérémonials de l’ombre où l’âme périclite
Dont le mystère intact survit comme un cactus
Protégé des regards par la nuit de granit
Qui fond les éléphants les guépards et les bus
Les framboisiers la ville et les jeans un peu fit
Sous son grand manteau d’ombre en un semblable humus

On ne sait rien du jeu si l’on ne nous invite
On le tait aux salons je n’en sais rien de plus
Il est impénétrable en ses règles tacites
Mais à n’en pas douter plein de honteux lapsus
Proférés sous la cape en d’étroites guérites

Ce mot qu’on aurait pu redouter d’Aphrodite
Qu’on ne prononce pas près du piano ma puce
Ni dans l’éducation exemplaire en conduite
Qu’on dispense aux Anglais et aux danseuses russes
Quoi qu’il y ait des Anglais semble-t-il sodomites

Je le dis solennel qu’on me change en ficus
Si l’abomination se vit jamais écrite
Dans l’épopée glorieuse aux accents de Fréjus
Que recevront par mail les princesses inscrites

Je ne l’ai composée qu’en philanthrope auguste
À l’expresse intention de l’âme qui hésite
Qu’elle ait goût de l’entendre ou point ne le voulusse
Il n’est rien de fâcheux que ses rimes abritent

L’enfant la vierge pure et le cheval sauvage
Studieusement groupés en salon de lecture
Penchant studieusement sur le précieux ouvrage
Un front chaste et poli sous la tendre coiffure

Bouclée n’y trouveraient rien que précieux adages
Propres à tracer voie sous leurs jeunes chaussures
Sur le ton réservé qui convient à leur âge
En langage amusant comme des aventures

On y apprend la vie par savantes images
Toutes droit provenues des saintes Écritures
La vie est un étrange et douloureux carnage
Contentons-nous ma mie de ramasser des mûres

On y salue Ramsès et Pauline à la plage
Un renard un avion et les flots qui nous burent
Après l’enfance éprise au temps des doux pelages
Aux pays de biscotte où nul être ne dure

Voici ma douce compagnie
Voilà compagnon de voyage
Ce qu’on entend sous les branchages
De voix qui passent par la nuit

Ami des coquetiers fêlés
Chère amie que le temps entraîne
J’aurai plaisir à te parler
À nouveau dans les temps qui viennent

J’attends comme un voyage à Sienne
Tiennes nouvelles et tiennes lettres
Que je lirai à ma fenêtre
Loin de la banlieue parisienne


Envoie mon bonjour
Au printemps là-bas
Saison de l’amour
Et des bégonias


Sur ce enfants de la patrie
Aux lauriers d’or dans le matin
Que votre jour soit myrrhe et thym
Je suis content si tu m’écris

 


Call To Action : Envoi

L’été c’est mon blog et si tu t’inscris
Tu reçois les posts par mail mon ami-e
Pile à la seconde où ils sont sortis

Mais surtout enviable nanti-e
Tu recevras les poésies
Cachées au regard des mortelles
Qui n'auront pas donné leur mail

Avec ça toutes les meufs t’accostes
C’est ça le pouvoir d’un beau post


L’été // Truc magique // T’inscrire à L'été // Partager L'été


Prochain épisode : L’ÉPOPÉE APHRODITE

 

 

Jérémie Grandsenne is an artist, writer, filmmaker and musician - He believes people are made to be happy - He's alive

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